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Depuis les années 60 et le concept de « low friction arthroplasty » proposé par Sir John Charnley le polyéthylène (PE) de haut poids moléculaire reste le matériau le plus utilisé pour la partie acétabulaire du couple de frottement des prothèses de hanche. Si à l’origine il était utilisé dans le concept de Charnley avec une tête en métal de 22 mm il a ensuite été combiné avec différents diamètres de tête en métal ou en céramique. Les résultats du couple métal-PE restent bons à travers le temps comme en témoignent les séries cliniques à long terme ou les séries multicentriques rapportées dans les registres en particulier Scandinaves. Ces registres montrent néanmoins que chez les patients jeunes et actifs les résultats des prothèses totales de hanche (PTH) semblent se détériorer avec le temps et cela essentiellement à cause de l’usure du couple de frottement. Cette usure concerne en premier lieu le polyéthylène avec des phénomènes de fluage et de pénétration de la tête métallique source de particules d’usure.

Ces particules d’usure sont directement responsables du phénomène d’ostéolyse périprothétique, ce qui constitue le problème actuel le plus important à résoudre dans l’arthroplastie totale de hanche.

 Les solutions alternatives au polyéthylène pour diminuer la production de ces particules d’usure résident dans l’utilisation de couples dits « dur-dur », à savoir le métal-métal ou la céramique-céramique. Les surfaces de contact étant dures elles présentent une usure potentielle moindre, et ceci a été validé par des tests en laboratoire.

Le  concept du couple métal-métal n’est pas nouveau  et avait été présenté dans la prothèse de Mc Kee Farrar dans les années 70. 

Le concept a été réactualisé grâce à un meilleur travail du matériau, à savoir le chrome-cobalt de façon à diminuer les granulomes inflammatoires décrits dans les premières expériences en raison de la taille des particules d’usure plus petite que celle du polyéthylène. L’utilisation récente de têtes en métal de grand diamètre apporte en outre l’avantage d’une réduction du risque de luxation et d’une amplitude accrue de mouvements. Les conséquences à long terme du passage du chrome-cabalt dans la circulation sanguine restent inconnues.

Le concept du couple céramique-céramique  repose sur les mêmes principes de congruence en éliminant le polyéthylène. Par rapport au couple métal-métal les céramiques sont hautement biocompatibles ce qui constitue un avantage. Depuis la description originale de Boutin plusieurs publications font état de résultats cliniques encourageants en terme d’usure en particulier chez les sujets jeunes et actifs. Compte tenu de la rigidité et de l’épaisseur nécessaire des cupules céramiques leur introduction doit être très précise et le double risque de fracture et de luxation existe. Enfin la fixation de l’insert en céramique dans la cupule métallique fait appel à différents principes démontrant la complexité d’un problème incomplètement résolu à l’heure actuelle.

Il faut, pour être complet, souligner les améliorations récentes apportées au polyéthylène par l’introduction d’un polyéthylène hautement réticulé qui grâce au maillage des chaînes lors de la phase de chauffage améliore sa résistance à l’usure.

Mais de nombreux concepts peuvent encore être dicuté avec votre chirurgien, comme le resurfaçage

ou l'utilisation de matériau innovants comme le tantalum en cas de changement de prothèse de hanche...

 

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