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Interventions chirurgicales > L'ostéotomie péri-acétabulaire de hanche

Les progrès en chirurgie orthopédique sont constants et concernent entre autres les prothèses de hanche, les prothèses de genou, la chirurgie conservatrice (ostéotomies), la chirurgie ménisco-ligamentaire sous arthroscopie (reconstruction du ligament croisé antérieur, méniscectomie, suture méniscale…). Pour toutes ces interventions, des technologies de pointe telles que la chirurgie mini-invasive ou la chirurgie assistée par ordinateur sont aujourd'hui utilisables au quotidien.

Chirurgie conservatrice: Des interventions pour éviter l'arthrose ? II. La dysplasie de hanche

Dysplasie De Hanche Acétabulaire Isolée - 21 Ko

Dysplasie de hanche acétabulaire isolée

Principes De L’Ostéotomie Périacétabulaire De Ganz - 33 Ko

Principes de l’Ostéotomie périacétabulaire de Ganz

Voie D'Abord Mini-Invasive - 25 Ko

Voie d'abord mini-invasive

La dysplasie de hanche est la première cause de coxarthrose (arthrose de hanche) prématuré chez l'adulte jeune. Le poids du corps n'est plus harmonieusement réparti sur toute la surface de l'articulation mais seulement sur une partie, engendrant des pics de contraintes et donc des douleurs.
La présentation clinique de cette pathologie est commune. La majorité des patients est de sexe féminin et peut décrire une sensation d'instabilité ou d’anomalie de longueur des membres inférieurs, une boiterie, une gêne à la station debout et à la marche, avec impression de problème au niveau du genou et parfois des douleurs vraies. Cette douleur peut être située dans l'aine, au-dessus du grand trochanter, dans la région fessière, voire même dans le genou. Un traitement antalgique ou anti-inflammatoire peut avoir été employé et il n’est pas inhabituel que la durée des symptômes soit supérieure à 1 an. L’examen clinique recherche une anomalie de rotation interne en extension puis en flexion qui peut être supérieure à la normale (normale, 30°) en cas de présence d’un excès d’antéversion de l’extrémité supérieure du fémur. Néanmoins, si la hanche est douloureuse, la rotation interne et la flexion peuvent typiquement être réduites. Pour finir, la présence d’une douleur de l’aine en flexion-rotation interne doit faire craindre la présence de lésions labrales ou chondrales débutantes, éventuellement liées à un conflit col fémoral-labrum associé ou non à une rétroversion acétabulaire.

 


Avec les progrès de l’arthroplastie de hanche dans les séquelles de dysplasie de hanche, la place de la chirurgie conservatrice de hanche semble à l’heure actuelle controversée. En 1984, Ganz a décrit la technique et les résultats préliminaires de l’ostéotomie périacétabulaire (OPA) dans le traitement de la dysplasie acétabulaire. Le but de cette intervention est de corriger la déformation en réorientant le cotyle dans la bonne direction. Elle a connu un essor incroyable dans le monde entier alors qu’en France les succès d’autres traitements (butée de hanche, ostéotomie de Chiari) en ont rendu la progression plus confidentielle. De nombreuses techniques chirurgicales ont été décrites, que l’on peut diviser en deux groupes. Celles visant à augmenter la surface portante au niveau du toit de l’acetabulum par l’ajout d’un bloc osseux extra-articulaire ; il s’agit des « butées de hanche ». Les autres ont pour but de corriger la dysplasie acétabulaire en réorientant l’acetabulum, assurant ainsi la couverture de la tête fémorale par du cartilage hyalin ; il s’agit des « ostéotomies du bassin », dont fait partie l’OPA.

  

Principes de l’opa

L’ostéotomie périacétabulaire développée par Reinhold Ganz en 1984, avec des résultats préliminaires publiés en 1988, consiste a réaliser trois ostéotomies autour de l’acetabulum afin de le libérer, le réorienter à la fois dans le plan frontal et sagittal, et le fixer dans la position désirée.
 

Cette technique présente de nombreux avantages :
A la différence des ostéotomies juxta-cotyloïdiennes de Lance, Lazennec ou Tonnis, la colonne postérieure reste intacte, conservant la stabilité de l’anneau pelvien avec une ostéosynthèse légère du fragment ostéotomisé (vis corticales). Cela permet une réhabilitation rapide avec un appui précoce.
Les traits d’ostéotomies étant proche de l’acetabulum, la forme de l’anneau pelvien est peu modifiée, ce qui est d’un intérêt majeur pour une éventuelle grossesse dans une population majoritairement jeune et féminine.
La vascularisation du fragment n’est pas compromise  et ne dépends pas des vaisseaux capsulaires, ce qui permet une éventuelle arthrotomie (ouverture de l’articulation) additionnelle.
La liberté de réorientation du fragment acétabulaire n’est pas limitée par les ligaments sacro-sciatiques, sacro-ischiatiques, ou des attaches musculaires, permettant ainsi une réorientation optimale ainsi qu’une réduction d’un éventuel déplacement médiolatéral.
Toutes les ostéotomies peuvent être réalisées à l’aide d’une voie d’abord unique.
Cette chirurgie, en l’absence de complications, ne compromet pas une arthroplastie de hanche éventuelle.

Voie d’abord Mini-invasive


C’est une équipe Danoise qui a développée cette technique. Initialement pratiqué par de plus larges incisions dans notre équipe depuis plus de 20 ans, il est maintenant possible de réaliser cette technique par une cicatrice de l’ordre de 8 cms, invisible sous un sous vêtement. Les suites opératoires en sont plus simples et l’appui est envisageable dès les premiers jours post-opératoires.

 

 

 

 

 

 

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